“Financement de projets : recrutement sur un rythme de croisière”


Par Julia Lemarchand -22 août 2008

Il y a des secteurs qui ne connaissent pas la crise, c’est le cas des financements de projets. Au total, 170 milliards de dollars ont été levés au premier semestre, soit une hausse record de 40 % par rapport à 2007 (Les Échos).

Attention toutefois aux chiffres trompe-l’ceil ! Les équipes des grandes banques sont constituées de longue date et connaissent une faible mobilité. Les établissements bancaires ne cherchent pas à les agrandir, sauf ponctuellement et plutôt via des transferts en interne ou l’embauche de juniors , observe Denis Marcadet, fondateur et président du cabinet de chasse Vendôme Associés.

Le marché est actif, mais porté quasi exclusivement par les grands projets Infrastructure, en particulier les partenariats public-privé (PPP), et Énergie. Les opportunités sont actuellement à rechercher du côté des investisseurs (fonds d’investissement, firmes de private equity) et des sponsors, et non des banques.

Pour Étienne Maillard, en charge des practices financements structurés, private equity et M&A chez Michael Page Executive Search, il y a des raisons de s’enthousiasmer : La croissance spectaculaire de ce secteur a permis un recrutement régulier de professionnels depuis cinq ans. Cette activité est véritablement porteuse, notamment avec les besoins des pays émergents et d’Europe de l’Est. Mais les profils confirmés sur ces métiers restent rares et la taille des équipes limite le volume annuel des recrutements.

Les professionnels avec une expérience en export et trade finance ayant opéré dans les pays émergents sont des profils particulièrement appréciés. Au sein des banques, on a constaté également des transferts venant du leverage finance. Chez les juniors, on recherche surtout une bonne capacité de traitement de l’analyse de cash-flow et des compétences en matière de modélisation.

Côté salaires, les fixes restent stables. Un professionnel avec 5/6 ans d’expérience peut gagner entre 60 et 70 k€. En revanche, les variables ont connu une belle progression : de 10-15 % il y a quelques années, ils sont passés à 30-40 % du fixe.

http://news.efinancialcareers.com/fr-fr/11481/financement-de-projets-recrutement-sur-un-rythme-de-croisiere/